St Paul

Lorsque naissent ces difficultés – et même lorsque tout va bien ! – il s’agit d’être un appui pour les prêtres et les séminaristes que nous connaissons. C’est pour cela que nous proposons un soutien spirituel et concret.

N’est-ce pas revenir à qui faisait la solidité des premières communautés chrétiennes : des liens forts et personnels entre ses membres et avec ses pasteurs? Les salutations à la fin des lettres de St Paul sont un bel exemple de ces « communautés-familles » (cf. Jean-Paul II). Voici quelques exemples :

« Mais je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi par les prières que vous adressez à Dieu pour moi, afin que j’échappe aux incrédules de Judée et que le secours que j’apporte à Jérusalem soit bien accueilli par les saints. Ainsi pourrai-je arriver chez vous dans la joie et, par la volonté de Dieu, prendre avec vous quelque repos. » (Rm 15, 30-32)
« Saluez Prisca et Aquilas, mes coopérateurs dans le Christ Jésus; pour me sauver la vie ils ont risqué leur tête. […] Saluez Marie qui s’est donné beaucoup de peine pour vous. Saluez Ampliatus, qui m’est cher dans le Seigneur. Saluez Urbain, notre collaborateur en Christ, et mon cher Stachys. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur. […] Saluez ma chère Persis, qui s’est donné beaucoup de peine dans le Seigneur. Saluez Rufus, l’élu dans le Seigneur et sa mère, qui est aussi la mienne. Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas et les frères qui sont avec eux. Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas et tous les saints qui sont avec eux. » (Rm 16, 3-15)

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Thérèse de Lisieux

Née le 2 janvier 1873 à Alençon, Thérèse entre au Carmel de Lisieux à 15 ans après avoir demandé l’autorisation au pape en raison de son âge. C’est au cours de ce pèlerinage à Rome, composé de nombreux ecclésiastiques, que Thérèse prend conscience des faiblesses des prêtres, et donc de la nécessité de prier pour eux. Elle raconte :

 

Thérèse de Lisieux« La seconde expérience que j’ai faite regarde les prêtres. Jusque-là, je ne pouvais comprendre le but principal de la réforme du Carmel ; prier pour les pécheurs me ravissait, mais prier pour les prêtres dont les âmes me semblaient plus pures que le cristal, cela me paraissait étonnant ! Ah ! j’ai compris ma vocation en Italie. Ce n’était pas aller chercher trop loin une aussi utile connaissance. Pendant un mois, j’ai rencontré beaucoup de saints prêtres ; et j’ai vu que, si leur sublime dignité les élève au-dessus des Anges, ils n’en sont pas moins des hommes faibles et fragiles. Donc, si de saints prêtres, que Jésus appelle dans l’Evangile : le sel de la terre, montrent qu’ils ont besoin de prières, que faut-il penser de ceux qui sont tièdes? Jésus n’a-t-il pas dit encore : « Si le sel vient à s’affadir, avec quoi l’assaisonnera-t-on? »
O ma Mère, qu’elle est belle notre vocation ! C’est à nous, c’est au Carmel de conserver le sel de la terre ! Nous offrons nos prières et nos sacrifices pour les apôtres du Seigneur; nous devons être nous-mêmes leurs apôtres, tandis que, par leurs paroles et leurs exemples, ils évangélisent les âmes de nos frères. Quelle noble mission est la nôtre! Mais je dois en rester là, je sens que, sur ce sujet, ma plume ne s’arrêterait jamais… » (Ms A 56r°)