Offrir une communion??

messeQuelques réflexions sur le fait « d’offrir une communion »
-Tout d’abord, il faut bien avoir conscience que nous ne pouvons offrir à Dieu que les biens reçus de lui (cf 1 Co 4, 7)! Offrir quelque chose à Dieu comme un sacrifice, un effort, ne lui apporte rien. Mais précisément, c’est par un amour immense pour nous qu’il nous donne la joie de lui offrir quand même quelque chose. On le sait bien : faire un cadeau à quelqu’un remplit de joie aussi celui qui offre! Et Dieu veut nous donner cette joie de donner.
Que lui offrir?
On connaît la phrase de Ste Thérèse de Lisieux : « ramasser une épingle par amour peut sauver une âme ». Tout ce qui fait notre quotidien, joies et peines, peut être offert à Dieu. A la messe, nos offrandes sont symbolisées par l’offertoire du pain et du vin qui seront consacrés.
Mais on fait aussi aussi l’expérience de sa pauvreté. Ste Thérèse d’Avila (500 ans le 28 mars!) raconte qu’elle « était au pied de son Crucifix et qu’elle n’avait rien eu à donner à Dieu ni à sacrifier par amour pour lui. Or le même Seigneur crucifié lui dit pour la consoler : « qu’il lui donnait toutes les douleurs et tous les travaux qu’il avait endurés dans sa Passion; qu’elle devait les regarder comme son bien propre et les offrir à son Père » » (6e Demeures, chap.5).
La plus grande « chose » que nous pouvons offrir à Dieu, c’est bien son Fils, mort et ressuscité par amour pour nous!! C’est précisément ce que nous faisons quand nous « offrons une communion » : l’eucharistie, c’est le mémorial vivant du Christ mort et ressuscité.
Que se passe-t-il lorsque nous offrons une communion pour les prêtres et les séminaristes?
Ste Thérèse de Lisieux explique :  »         Jésus, à quoi te serviront mes fleurs et mes chants ?… […] oui, ces riens te feront plaisir, ils feront sourire l’Eglise Triomphante, elle recueillera mes fleurs effeuillées par amour et les faisant passer par tes Divines Mains, ô Jésus, cette Eglise du Ciel, voulant jouer avec son petit enfant, jettera, elle aussi, ces fleurs ayant acquis par ton attouchement divin une valeur infinie, elle les jettera sur l’Eglise souffrante afin d’en éteindre les flammes, elle les jettera sur l’Eglise combattante afin de lui faire remporter la victoire !… (Manuscrit B 4v°) »
D’une certaine façon, on peut dire qu’on donne une occasion à Dieu de répandre ses grâces!
Et pour une communion, ce ne sont pas des grâces quelconques, c’est tout le fruit du mystère pascal, c’est tout le prix de la Rédemption que nous a acquise le Christ.
Et il suffit de dire au Père : « mon Dieu je t’offre cette communion pour telle personne » pour que ces flots de grâces soient répandus sur cette personne!
Faut-il prier pour des intentions particulières (tel prêtre que je connais) ou « en général » pour les prêtres et les séminaristes?
Les deux! Il faut avoir l’ambition de la sainteté pour tous les prêtres et séminaristes! Mais évidemment, c’est bien plus facile de prier pour une personne qu’on connaît, dont on voit le visage. Précisément, c’est en priant pour cette personne que je vais prier pour toutes les autres. Pour prendre encore l’exemple de Ste Thérèse de Lisieux, elle a eu au Carmel deux frères spirituels prêtres pour lesquels elle a beaucoup prié et s’est beaucoup sacrifiée. Et bien aucun des deux n’a eu une vie sacerdotale idéale… mais Thérèse a désormais un nombre de frères prêtres et séminaristes considérables qui lui doivent leur vocation! Le Seigneur s’est servi de sa prière pour deux personnes concrètes afin de lui donner une fécondité immense, selon d’ailleurs son désir : « puisque le zèle d’une carmélite doit embrasser le monde, j’espère avec la grâce de Dieu être utile à plus de deux missionnaires » (Manuscrit C, 33v°).

Publicités

LETTRE DU PAPE JEAN-PAUL II AUX PRÊTRES POUR LE JEUDI SAINT 1988

CHERS FRÈRES DANS LE SACERDOCE,
1. Tous aujourd’hui, nous retournons au Cénacle. En nous rassemblant autour de l’autel en tant de lieux de la terre, nous célébrons d’une manière spéciale le mémorial de la dernière Cène au milieu de la communauté du Peuple de Dieu que nous servons. Dans la liturgie du soir, le Jeudi-Saint, les paroles que le Christ a prononcées « la veille de sa passion » résonnent sur nos lèvres comme chaque jour, et cependant d’une manière différente, en lien avec cette soirée unique qui aujourd’hui même est rappelée par l’Église. […]

Il convient qu’en cette année, vécue par toute l’Église comme Année mariale, soit rappelée, – à propos de l’institution de l’Eucharistie et, en même temps, du sacrement du sacerdoce – la réalité même de l’Incarnation. C’est l’Esprit-Saint qui l’accomplit, venant sur la Vierge de Nazareth, au moment où elle prononça son fiat en réponse à l’annonce de l’Ange (cf. Lc 1, 38).

lire la suite…

Sainte Thérèse d’Avila

Thérèse d'Avila

Née le 28 mars 1515 – il y a tout juste 500 ans! – à Avila en Espagne, Thérèse est entrée à 20 ans au Carmel. Dès le début de sa vie religieuse, la Madre a eu le souci du sacerdoce. Pendant qu’elle se faisait soigner en dehors de son monastère, elle a notamment sorti un prêtre d’une relation coupable avec une femme (Vie, chap. 5). Elle a surtout fondé ses monastères du Carmel réformé afin de soutenir par la prière les pasteurs de l’Eglise, alors confrontés à la montée du protestantisme.
Soutenir les prêtres par la prière et le sacrifice fut le premier motif de ses fondations. Elle écrit à ses soeurs : « Nous nous mettrions toutes en prière pour les défenseurs de l’Eglise, pour les prédicateurs et les savants qui la soutiennent, et nous aiderions dans la mesure de nos forces ce Seigneur de mon âme » (Chemin de la Perfection, chap. 1). Elle meurt dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582, à 67 ans, après avoir fondé une vingtaine de monastères.

http://ndsacerdoce.livehost.fr/therese-avila.php

Quelques extraits

Du Chemin de la Perfection
« O mes soeurs dans le Christ ! aidez-moi à l’en supplier, c’est dans ce but que le Seigneur nous a réunies ici ; c’est là votre vocation ; ce sont là vos affaires ; là doivent tendre vos désirs ; ici sont vos larmes ; voilà l’objet de vos demandes ; non, mes soeurs, vous n’êtes pas ici pour vous occuper des affaires du monde […]. Le monde est en feu, on veut pour ainsi dire condamner à nouveau le Christ, on lève contre lui mille faux témoignages, on veut détruire son Église, et nous perdrions notre temps à présenter à Dieu des demandes qui, si elles venaient à être exaucées, feraient qu’il y ait une âme de moins au ciel ?
[Voici le] but principal pour lequel Notre-Seigneur nous a réunies dans cette maison.
[…] Travaillons à être telles que nos prières puissent aider ces serviteurs de Dieu [les prédicateurs et les théologiens]. […] Pensez-vous, mes filles, qu’il faille peu de vertu pour traiter avec le monde, vivre au milieu du monde, s’occuper des affaires du monde, s’adapter, ainsi que je l’ai dit, à la conversation du monde, et demeurer intérieurement étranger au monde, ennemi du monde, se conduire comme si l’on vivait au fond d’un désert, enfin pour être des anges bien plus que des hommes ! […]
N’allez donc pas croire que ces hommes dont nous parlons n’aient besoin que d’un faible secours de Dieu pour soutenir la lutte redoutable dans laquelle ils sont engagés ; une grâce abondante, au contraire, leur est nécessaire.
[…] Si, pour atteindre ce but, nous pouvons quelque chose auprès de Dieu, combattons, pour lui, toutes cloîtrées que nous sommes ; et je trouverai fort bien employées toutes les épreuves que j’ai endurées pour fonder cette petite retraite, où j’ai voulu que l’on gardât aussi dans toute sa perfection primitive la règle de Notre Dame et Souveraine » (Chemin de la Perfection, chap. 3).

A propos d’un prêtre religieux dominicain pour lequel elle priait :
« Je me souviens que je conjurai d’abord le Seigneur avec des larmes abondantes d’enchaîner cette âme tout entière à son service. Je la savais vertueuse, il est vrai, mais cela ne me suffisait pas; je la voulais parfaite. J’ajoutai ensuite ces paroles: “Seigneur, vous ne pouvez me refuser cette grâce; considérez que c’est un bon sujet pour être de nos amis”. » (Vie, chap. 34)

Des Constitutions actuelles des carmélites:
« Si donc leurs prières, leurs sacrifices et leur vie ne sont pas pour servir l’Eglise, elles n’atteignent pas le but pour lequel Dieu les a réunies. » (Constitutions n°5)
« Cette communion avec l’Eglise particulière se manifeste dans l’estime et l’obéissance filiale envers l’Evêque ; dans la sollicitude pour les problèmes et les projets du diocèse ; et dans la prière pour tous ses membres, spécialement pour les Prêtres. Selon le style du Carmel thérésien, les sœurs offrent à tous un accueil fraternel et un témoignage joyeux de leur vie, en répandant l’amour pour la prière. » (Constitutions n°128)

Quoi faire concrètement pour les prêtres?

Voici donc quelques idées!

(http://ndsacerdoce.org/actions-plus.php)

Quoi faire concrètement pour les prêtres??? Voici donc quelques idées ! -salutations simples à la fin de la messe -salutations prolongées (demande de nouvelles personnelles, comment va la santé, la fatigue, l'avancée de tel projet paroissial, etc.) -aider les relations du curé avec la mairie en ce qui concerne le presbytère -inviter le prêtre à déjeuner en famille (le dimanche, mais penser aussi à la semaine; il y a aussi le "panier du curé" : un repas tout prêt apporté au presbytère) -écrire un petit mot pour la fête, l'anniversaire de naissance, l'anniversaire d'ordination, pour Noël, pour Pâques... -garder des liens avec d'anciens aumôniers, d'anciens curés, etc -ne pas lancer de médisances sur les prêtres, en particulier ceux de la paroisse (cf. "le prédécesseur faisait telle chose mieux") -ne pas encourager les médisances sur les prêtres de la part des personnes que nous connaissons (en particulier de la part des paroissiens), bien au contraire -pas monter les prêtres les uns contre les autres dans la paroisse, mais être facteur d'unité -faire en sorte que la paroisse devienne comme une famille : échange de nouvelles, invitations, coups de fil (être un foyer où le prêtre peut juste "être lui-même") -davantage s'impliquer dans la paroisse pour soulager les prêtres -pour des prêtres : se soutenir mutuellement, avoir souci de ceux qui vont moins bien -et toutes celles que l'Esprit-Saint vous inspirera!!!! Ces actions concrètes n'ont pas besoin d'être extraordinaires, mais elles sont indispensables. Evidemment, tout le monde ne peut pas tout faire, selon qu'on est une jeune femme célibataire, un couple marié avec des enfants, une personne âgée, un séminariste, un prêtre, etc. Il n'y a pas non plus les mêmes choses à faire selon la taille de la paroisse, l'isolement du ou des prêtres, la localisation en ville ou en campagne... Mais il me semble que ce qu'il y a à faire dans tous les cas, c'est pratiquer la charité chrétienne aussi envers les prêtres, qui en ont besoin comme tout le monde! C'est faire en sorte que chaque paroisse soit comme une famille. C'est sûr que cela implique un changement du regard sur le prêtre (et du prêtre sur lui-même) : il n'est pas juste celui dont le rôle est d'apporter quelque chose aux autres, il a aussi besoin de recevoir. Après, l'Esprit-Saint inspirera à chacun ce qu'il doit faire... Et ne pas oublier que ce soutien concret des prêtres n'est pas juste pour ceux qui vont mal, mais aussi pour ceux qui vont bien pour les aider à grandir vers la sainteté! Et c'est aussi parce qu'on a tissé des liens avant, qu'on peut aider quelqu'un qui rencontre une difficulté.-salutations simples à la fin de la messe
-salutations prolongées (demande de nouvelles personnelles, comment va la santé, la fatigue, l’avancée de tel projet paroissial, etc.)
-aider les relations du curé avec la mairie en ce qui concerne le presbytère
-inviter le prêtre à déjeuner en famille (le dimanche, mais penser aussi à la semaine; il y a aussi le « panier du curé » : un repas tout prêt apporté au presbytère)
-écrire un petit mot pour la fête, l’anniversaire de naissance, l’anniversaire d’ordination, pour Noël, pour Pâques…
-garder des liens avec d’anciens aumôniers, d’anciens curés, etc
-ne pas lancer de médisances sur les prêtres, en particulier ceux de la paroisse (cf. « le prédécesseur faisait telle chose mieux »)
-ne pas encourager les médisances sur les prêtres de la part des personnes que nous connaissons (en particulier de la part des paroissiens), bien au contraire
-pas monter les prêtres les uns contre les autres dans la paroisse, mais être facteur d’unité
-faire en sorte que la paroisse devienne comme une famille : échange de nouvelles, invitations, coups de fil (être un foyer où le prêtre peut juste « être lui-même »)
-davantage s’impliquer dans la paroisse pour soulager les prêtres
-pour des prêtres : se soutenir mutuellement, avoir souci de ceux qui vont moins bien
-et toutes celles que l’Esprit-Saint vous inspirera!!!!

Ces actions concrètes n’ont pas besoin d’être extraordinaires, mais elles sont indispensables. Evidemment, tout le monde ne peut pas tout faire, selon qu’on est une jeune femme célibataire, un couple marié avec des enfants, une personne âgée, un séminariste, un prêtre, etc. Il n’y a pas non plus les mêmes choses à faire selon la taille de la paroisse, l’isolement du ou des prêtres, la localisation en ville ou en campagne…
Mais il me semble que ce qu’il y a à faire dans tous les cas, c’est pratiquer la charité chrétienne aussi envers les prêtres, qui en ont besoin comme tout le monde! C’est faire en sorte que chaque paroisse soit comme une famille. C’est sûr que cela implique un changement du regard sur le prêtre (et du prêtre sur lui-même) : il n’est pas juste celui dont le rôle est d’apporter quelque chose aux autres, il a aussi besoin de recevoir.
Après, l’Esprit-Saint inspirera à chacun ce qu’il doit faire…
Et ne pas oublier que ce soutien concret des prêtres n’est pas juste pour ceux qui vont mal, mais aussi pour ceux qui vont bien pour les aider à grandir vers la sainteté! Et c’est aussi parce qu’on a tissé des liens avant, qu’on peut aider quelqu’un qui rencontre une difficulté.

Intercéder pour les prêtres et les séminaristes

Qu’est-ce que l’intercession?

C’est le fondement de notre mission de prière! Certes, le Seigneur n’a pas besoin de notre prière et il sait très bien de quoi les hommes ont besoin. Alors pourquoi prier pour les prêtres et les séminaristes?

Ste Thérèse de Lisieux explique : « Ah! c’est que Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu’Il veut que nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans nous ». Et elle ajoute : « Notre mission comme Carmélites est de former des ouvriers évangéliques qui sauveront des milliers d’âmes dont nous seront les mères… » (Lettre 135).

La puissance de l’intercession

Alors prions avec foi ! « Si deux d’entre vous se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux » (Mt 18, 19). Insérons-nous dans la grande « prière sacerdotale » (Jn 17) qui le soir du Jeudi Saint a prié avec insistance pour ses apôtres.

Offrir une communion…

Les deux ailes de l’intercession

Mais l’intercession ne se limite pas à la prière! Donner et pardonner sont les deux ailes de l’intercession (St Augustin). C’est là que se place notre mission d’actions concrètes. D’abord pardonner : oui, nous avons tous souffert à des degrés divers de membres du clergé… Et donner : bien simplement, là où le Seigneur nous a placés, vivre la charité chrétienne envers les prêtres et séminaristes que nous connaissons.

Agir concrètement…