La messe

Voici quelques mots de Dom Helder Camara dont le procès de béatification est en cours.
« A la messe, pendant la consécration, c’est toujours pour moi un grand étonnement : comment le prêtre peut-il vivre ce moment extraordinaire ! C’est tellement fort, pour nous, hors mesure humaine, de voir ainsi descendre le Fils de Dieu entre nos mains, de l’avoir là, sous nos yeux, de le porter ! Comment pouvons-nous soutenir ce poids immense ?… Et quelle richesse à offrir au Père ! « Seigneur ! Tu peux maintenant demander aux hommes l’infini. Nous te devons l’infini. L’infini, tu nous le donnes. Nous te l’offrons !
Ce qui est formidable aussi, c’est que la messe couvre la journée tout entière. Tout devient offertoire. Je ne traverse pas la journée les bras et les mains levées, comme à l’autel : les gens ne comprendraient pas et me prendraient pour un fou. Mais, spirituellement, c’est comme ça que je parcours les rencontres de la journée, offrant les joies et les souffrances, les espérances et les peurs, les vertus et les faiblesses, tout ce qui se voit, s’entend, s’imagine, se rêve… »
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Jeudi Saint

Pour ce Jeudi Saint, jour où nous faisons mémoire de l’institution du Sacerdoce (« faites cela en mémoire de moi »), je vous propose quelques lignes du Cardinal Sarah, tirées de son dernier livre « Le soir approche et déjà le jour baisse ». Après avoir analysé sans compromission la crise du sacerdoce, voici comment il termine le chapitre en question (p. 106-107) :
  « Beaucoup [de prêtres] aujourd’hui ne comprennent plus leur propre mystère. Pourtant, ils sont au milieu de nous le rappel incessant de l’irruption de Dieu au coeur du monde. Il est urgent que les chrétiens disent aux prêtres qui ils sont. Il est urgent qu’ils cessent de leur demander d’être des amis sympathiques ou des managers efficaces. Aujourd’hui, j’aimerais que chaque chrétien aille trouver un prêtre et le remercie pour ce qu’il est ! Pas pour ce qu’il réalise, mais pour ce qu’il est : un homme radicalement donné à Dieu !
  Comme j’aimerais que tous les chrétiens du monde prient pour que les prêtres se livrent sans retour dans cette consécration. Je crois que les femmes ont un rôle particulier à jouer dans cette prière. Elles doivent porter en une mystérieuse maternité spirituelle les prêtres du monde entier […]
  Chers frères prêtres […] aimons passionnément l’Eglise. En elle, nous trouverons la grâce de vivre avec joie et feu notre sacerdoce, la grâce de tout donner à nouveau pour suivre le Christ et lui offrir nos vies pour sauver les âmes ».

Virgo Fidelis

Vous savez sans doute que la Mission Marie Mère des Prêtres tisse des liens avec un autre mouvement de prière pour les prêtres : Virgo Fidelis. Ce mouvement est bien plus ancien que le nôtre! Leur devise : « Pour les prêtres, prier, offrir, espérer ».
En particulier, nous pouvons profiter de deux de leurs activités : leur revue, et leur retraite annuelle.
Je vous avais déjà envoyé des extraits de leur belle revue. Le n° 260 pour Pâques vient de paraître. Au sommaire :
– La dimension « prophétique » de la fidélité sacerdotale
– Le SOS d’un prêtre
– Vos questions sur l’au-delà
– Un Amour extraordinaire : soeur Yvonne-Aimée
– Les mamelles de l’Eglise
– Scott et Kimberly Hahn
– Le cardinal Sarah, un maître de silence et de prière
Si vous voulez l’obtenir (abonnement 14€/an) : viergefidele@gmail.com

Quant à la retraite du 7 au 12 juillet 2019 à ND du Laus (France), je me permets d’en redonner le thème : « Apôtre du Sacerdoce ». Les individuels profiteront d’une retraite entièrement en silence, tandis que les familles auront l’enseignement du matin et un temps de prière, pendant lequel les enfants seront pris en charge, et des vacances familiales l’après-midi. Renseignements :
viergefidele@gmail.com

N’hésitez pas à découvrir notre page internet qui leur est dédiée (avec un extrait de la revue, et des précisions sur la retraite) : https://mariemeredespretres.org/virgo-fidelis.php
Vous y découvrirez aussi leur belle prière.

Au Cénacle

Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous un beau témoignage du Cardinal Sarah :
« Si je cherche la source de ma vocation sacerdotale, comment ne pas voir, comme st Jean-Paul II, « qu’elle palpite au Cénacle de Jérusalem » ? C’est du cénacle, au cours du dernier repas de Jésus avec ses disciples, « la nuit où il fut livré », « l’immense nuit des origines », et de cette première célébration eucharistique, que coule la sève qui nourrit toute vocation, celle des apôtres et de leurs successeurs, comme celle de tout homme. Dans la première Eucharistie se trouve ma vocation sacerdotale, et celle de tous les prêtres. Aussi ai-je été mis à part, appelé à servir Dieu et l’Eglise, dès le sein maternel. A chacune de mes Eucharisties quotidiennes, j’entends résonner dans mon cœur les Paroles que Jésus adressait aux apôtres, ce jour mémorable du lavement des pieds, de l’institution du sacerdoce et de l’Eucharistie, comme si ces mots m’étaient adressés à moi-même : « comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds les uns aux autres, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. « Je suis certain que cette nuit-là, Jésus pensait aussi à moi et avait déjà sa main sur ma tête. »