Communion spirituelle et Annonciation

Nous avons fêté ce mercredi l’Annonciation : Dieu qui se fait homme, par la médiation de la Vierge Marie. Grande fête pour notre foi que ce mystère de l’Incarnation ! A chaque récitation du credo, nous nous inclinons en l’évoquant.
Evidemment, le contexte actuel en France, mais aussi dans d’autres pays, prive beaucoup d’entre nous d’y joindre la joie de la communion eucharistique. Cela touche en particulier pour ceux d’entre nous qui ont pris l’engagement de communier le jeudi (ou un autre jour de semaine) pour les prêtres !
Heureusement, nous pouvons toujours « communier spirituellement« , c’est-à-dire exprimer au bon Dieu notre grand désir de le recevoir en nous. Sans doute Marie a-t-elle beaucoup prié, comme de nombreux Juifs, pour que le Messie vienne de leur vivant, afin de pouvoir le rencontrer, le toucher. Et Marie a obtenu cette grâce unique de pouvoir porter Jésus en son sein neuf mois…
Demandons-lui qu’elle nous aide à avoir faim et soif de son Fils. Qu’elle nous aide aussi à le découvrir présent en nous, au centre de notre âme. Ne le cherchons pas trop loin, il habite en nous! Rejoignons-le par la prière Que Marie nous aide encore à « manger les chairs de l’Agneau » qu’est la Parole de Dieu, selon l’expression d’Origène.
Voici une proposition parmi bien d’autres pour faire la communion spirituelle : une prière que Saint Padre Pio récitait quotidiennement devant le tabernacle:
« Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir.
Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon coeur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.
Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon coeur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous. Chérubins, Séraphins qui adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie. Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »
Pour nous nourrir quotidiennement l’Evangile du jour (avec des choses adaptées aussi pour les enfants), je propose chaque jour une méditation. Si cela vous intéresse : inscriptions sur https://apprendreaprier.net/

Saint Joseph

Grande fête ce jeudi ! N’hésitons pas à confier à St Joseph, Gardien de la sainte Famille et Protecteur de la Sainte Eglise tous les prêtres. Voici un exemple de prière :
Bon Saint Joseph, Gardien de la sainte Famille et Protecteur de la Sainte Eglise, je te confie ton enfant, le père N….., pour que tu le soutiennes dans son épreuve, ses difficultés, ses doutes et ses tentations. Toi qui as veillé sur Jésus en toutes choses, accorde ta protection et ton affection paternelle à ce prêtre qui sert ton Fils de son mieux et se dévoue à son service. Permets lui de se savoir aimé et soutenu par toi et par l’Eglise, par la prière et la charité fraternelle de ceux qui l’entourent. Que lui soit accordée la grâce dont il a besoin pour renouveler son sacerdoce. Qu’il se conforme de plus en plus au Divin Maître, afin de révéler aux âmes le Père du Ciel, par ton intercession.
Amen
 Carmen nous propose de prier pour les prêtres qui vivent une situation très difficile à cause du coronavirus, sont isolés ou empêchés dans l’exercice de leur ministère. Que tous les baptisés, clerc et laïcs, tiennent bon dans les difficultés.
Prions aussi pour que les prêtres confinés découvrent comment le Seigneur et la Vierge Marie veulent qu’ils occupent leur temps libéré.

Coronavirus et Confiance

L’extension du coronavirus en France et dans le monde peut provoquer chez nous de l’inquiétude… d’autant plus grande qu’on se sait âgé et/ou malade, donc particulièrement vulnérable. Et c’est légitime.
Evidemment, ce mail n’est pas le lieu de discuter des mesures ou non à prendre dans la société et dans les églises. Je voudrais juste nous rappeler – et à moi le premier ! – la posture fondamentale du chrétien : la confiance.
Saint Paul conclut ainsi le chapitre 8 de la lettre aux Romains :
« 35 Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? […] 37 Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. 38 J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, 39 ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Rm 8, 35.37‑39)
Notre vie est dans les mains du Seigneur ; il ne nous appartient pas de savoir quand et comment elle s’achèvera sur terre ; mais nous avons la certitude que « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu », car nous lui appartenons.
C’est cela que le Pape Benoît XVI exprimait tout spécialement dans son dernier livre « Des profondeurs de nos coeurs » pour les prêtres, en commentant le Psaume 16 (15) à partir de son expérience :
« Je garde vivant dans ma mémoire le souvenir du jour où, la veille de la réception de la tonsure, je méditais ce verset du psaume 16 [versets 5-6]. J’ai brusquement compris ce que le Seigneur attendait de moi à ce moment : il voulait disposer entièrement de ma vie et, en même temps, il se confiait entièrement à moi. Ainsi, j’ai pu considérer que les paroles de ce psaume s’appliquaient à toute ma destinée : ‘Le Seigneur est ma part d’héritage et mon calice : ma vie est entre tes mains. La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage » (Ps 16, 5-6)« .

De bonnes choses

L’Evangile de ce jeudi nous encourage à prier avec confiance le Père pour lui demander de » bonnes choses ». Tournons-nous donc avec confiance vers Celui qui sait mieux que nous ce qui est bon, demandons à la Vierge Marie de présenter à Jésus nos prières pour que les séminaristes et les prêtres reçoivent toutes les bonnes choses que le Seigneur veut leur donner.
Que le risque ou le fait de ne plus avoir de messes quelque temps, fasse aussi grandir en nos coeurs la faim et la soif de Jésus-Hostie et rendre grâce avec encore plus de justesse, de la chance d’avoir des prêtres qui nous donnent Jésus.
Deux idées de Chantal et Béatrice :
– À la prière des mères, confier chacune un prêtre en même temps que nos enfants.
– Une matinée par mois, marche pour les prêtres organisée à tour de rôle par l’une des participante.
Une heure de marche en silence puis chapelet introduit par des textes choisis et les noms des prêtres pour lesquels on veut spécialement prier.
La marche se termine par une messe ou commence par une messe. Fin par un pique-nique.