Noël !

Alors que l’épidémie de covid-19 domine toujours l’actualité avec son cortège d’inquiétudes et de peurs, il est bon de nous rappeler que Jésus à Noël vient comme prince de Paix.  

Le Christ n’est pas venu dans un monde idéal ! Il est né dans un pays occupé administrativement et militairement par une puissance étrangère, dans une famille rejetée par sa propre ville d’origine. Pourtant, nous connaissons le chant des anges : « Gloire à Dieu et paix aux hommes de bonne volonté. »  

Demandons à l’Enfant-Jésus qu’il mette sa paix dans nos cœurs, cherchons aussi nous-mêmes à être dans la paix intérieure au milieu des agitations du monde. Paradoxalement, la paix est un combat. Mais l’enjeu est grand : c’est dans la paix intérieure que l’on trouve Dieu.  

Soyons aussi artisans de paix dans nos paroisses auprès de nos prêtres, car nous savons que la situation actuelle leur pèse, notamment pour discerner quant aux bonnes décisions pastorales.  

« Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées – et celles des prêtres ! – dans le Christ Jésus. » (Ph 4, 7)  

Saint et Joyeux Noël !

Un nouvel être

Ces temps-ci, l’Eglise a la joie de fêter l’ordination de quelques prêtres. A l’approche de Noël, peut-être est-ce l’occasion de prier tout particulièrement pour que les prêtres se laissent mettre au monde par la Vierge Marie, comme le dit le père Daniel-Ange ci-dessous !
« 23 juillet, 15 heures
Onze baptisés reçoivent le sacerdoce de Jésus. Par quel miracle de miséricorde ai-je pu être choisi comme l’un d’eux ? En une telle heure ! En un tel Lieu ! Secret du Cœur de Dieu, qu’il ne partage qu’avec les plus petits. N’était-ce pas un petit bonhomme de quatre ans, orphelin du Bengladesh qui, sans me connaître s’était soudain retourné vers moi, me montrant du doigt, et me regardant droit dans les eux : « Tu seras prêtre ! Tu seras prêtre ! » C’était sept ans plus tôt. Et devant cette même grotte de Lourdes ! Presque jour pour jour !
Comme il l’avait fait pour onze autres de ses amis, un autre jeudi soir, Jésus pose ses mains saintes et vénérables sur leur tête, il se recueille, il lève les yeux au-dedans de lui, là où habite son Père : « Consacre-les dans la vérité ! Que me joie soit leur en plénitude ! » Jn 17
Qui d’autre que le Créateur en personnes, pour en faire des créateurs ? Pour mettre sur leurs lèvres impures la parole créatrice, celle qui fait Dieu d’un peu de pain. Et d’un peu de sang fait l’Eglise.
Qui d’autre que le consolateur en personne, pour en faire des consolateurs : pour verser dans leurs yeux la tendresse qui essuiera des larmes sans nombre ?
Qui d’autre que le Sanctificateur en personne, pour en faire des sanctificateurs : pour imprégner leurs mains du baume qui consacre, soulage et guérit ?
Qui donc que le Réconciliateur en personne pou faire d’eux des réconciliateurs : pour étendre leurs bras sur cette croix, par qui les hommes peuvent joindre leurs mains ?
A l’appel immense du Veni Creator, le Fils penché su chacun d’eux se met à souffler : « Reçois mon Esprit. En pardonnant tu donneras mon Esprit. » C’est une création. Un être nouveau est là on ne sait trop comment. Un être nouveau que rien au monde ne pourra éliminer. Et qui, jour après jour, ne cessera de grandir jusque dans la gloire. Conçus du Saint -Esprit, ils le sont en leur sacerdoce, mais aussi nés de la Vierge Marie.
Qui d’autre que la propre Mère de l’Eglise, pour les mettre au monde de l’Eucharistie ? »

Offrir ses souffrances pour les prêtres

Que cette histoire nous porte à confier les vocations et nos prêtres à la Vierge Marie et à offrir nos souffrances pour eux ! 

« Cela se passe en 1940, à Grenoble, où ma grand-mère s’est réfugiée avec ses trois enfants alors que mon grand-père venait d’être fait prisonnier de guerre des allemands.Ma mère, qui a 8 ans au moment des faits, est tombée malade d’un rhumatisme articulaire aigu avec atteinte cardiaque. Le médecin était très inquiet devant l’aggravation continue de l’affection. Ma mère ne pouvait plus se lever et perdait de ses forces.Ma grand-mère lui apprit à offrir ses souffrances pour les prêtres. Une nuit, ma mère vit une grande lumière dans sa chambre, puis elle vit la Vierge Marie qui lui souriait. Elle s’est alors endormie paisiblement, ce qu’elle n’arrivait plus à faire depuis plusieurs semaines, oppressée par l’essoufflement.Le lendemain matin, elle sauta du lit et alla voir ma grand-mère qui s’affola et lui intima l’ordre de retourner au lit à cause de sa grave maladie. Elle lui répondit le plus simplement du monde qu’elle n’était plus malade car la Sainte Vierge était venue la visiter et qu’elle l’avait guérie. Ma grand-mère lui demanda néanmoins de rester au lit en attendant la visite quotidienne du médecin. Celui-ci confirma la guérison, et ma mère se leva !C’est elle qui m’a appris à offrir mes souffrances pour les prêtres quand moi-même enfant j’ai été sérieusement malade. Et le 12 septembre, notre fils aîné sera ordonné prêtre. Deo gratias ! »
Laurent J. / https://www.mariedenazareth.com/

  Prions pour que les prêtres préparent Noël dans la sérénité et la joie ! Bon jeudi.

Evolution

Il me semble que ce qui apparaît clairement ces temps-ci, c’est combien les prêtres ont besoin du soutien des laïcs. Leur mission a tellement évolué, en particulier en France, depuis cent ans qu’il y a de quoi être dérouté. Voici un extrait d’un article du père Amar : « Dans le sport, lorsque la compétition s’emballe et que l’adversaire devient vraiment coriace, l’entraîneur suggère «d’élever le niveau de jeu». C’est un peu ce qui est désormais imposé au clergé de France et ce qu’il va vivre. Il ne peut plus être le gestionnaire et l’administrateur d’un fonds de commerce spirituel car les temps qui s’annoncent seront durs. On n’aura pas besoin de perroquets mais plutôt de prophètes, prêts à servir Jésus mais aussi les pauvres et les petits, davantage qu’une institution temporelle (communauté ou diocèse).Quand le prêtre se recentre sur le cœur de ce qu’il est, il redécouvre la source du don infini qu’il a reçu le jour de son ordinationIl faut se réjouir de cette situation. Car quand le prêtre se recentre sur le cœur de ce qu’il est, il redécouvre la source du don infini qu’il a reçu le jour de son ordination. Ce jour-là, il a signé́ un véritable chèque en blanc au Seigneur.Allongé sur le sol, livré à son amour, il lui a dit avec générosité, comme tous ses anciens avant lui: «Oui Seigneur, je te suis.» Et Lui l’a pris au mot: le voilà embarqué dans la même grande aventure que Lui. » https://www.lefigaro.fr/vox/religion/abbe-pierre-amar-le-pretre-est-mort-vive-le-pretre-20201126

Soutenons nos prêtres, faisons-leur part avec le plus de délicatesse possible de ce qui nous semblent important pour vivre unis à Jésus et évangéliser les périphéries. Ils ont leurs idées mais souvent, le brainstorming est efficace. Faisons aussi découvrir aux autres ce que tel ou tel prêtre nous a apporté de beau. Et soutenons aussi, si cela vous paraît une bonne idée, la réalisation du film suivant : https://www.youtube.com/watch?v=L4WuC-xRJPU&feature=youtu.be Ne nous décourageons pas ! La mission du prêtre est tellement belle que nos prières et notre soutien sont très précieux.