Neuvaine et Revue

L’été approche ! Sans doute les « mails du jeudi » seront-ils un peu plus espacés…
Mais que cela ne nous empêche pas de prier pour nos prêtres !
Deux propositions pour cela :
1) Rejoindre notre neuvaine de prière pour les prêtres. Elle a commencé le 29 juin, mais elle dure jusqu’au 7 juillet : on peut encore la prendre en route :  https://hozana.org/communaute/8768-neuvaine-pour-la-saintete-des-pretres
2) Découvrir notre revue « Prier pour les prêtres ». Le 3e numéro va bientôt être envoyé… Pour le recevoir, il suffit d’écrire à :
Foyer Marial – 45 rue de Paris – 94340 JOINVILLE-LE-PONT
Abonnement pour un an, quatre numéros : 14€ (chèque à l’ordre de « Sacerdos – Foyer Marial »)
En cadeau pour découvrir cette revue, vous pouvez consulter gratuitement l’intégralité du numéro 2 avec ce lien: https://mariemeredespretres.org/ressources/revue-prier-pour-les-pretres-n2.pdf

Neuvaine pour les prêtres

Comme les dernières années, la Mission Marie Mère des Prêtres organise une neuvaine de prière pour les prêtres fin juin ! Nous proposons, grâce à Soeur Lucie de la Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres, 9 jours avec des méditations sur Hozana.org du 29 juin au 7 juillet.
C’est notre grand événement de prière de l’année !! Alors je compte sur vous pour vous inscrire et pour inviter autour de vous. N’hésitez pas à proposer aussi des choses dans vos paroisses ou entre amis. Un petit temps de prière par exemple avec la lecture des méditations Hozana du jour, suivi par un chapelet. Je suis sûr que vous aurez plein d’idées !
Bien en union de prière pour les prêtres et les séminaristes, en particulier en cette période d’ordinations sacerdotales.

Saint-Sacrement

Je vous partage deux belles citations d’un curé de paroisse :
« Sur un seul agenouillement,
toute la foi du prêtre se contemple. »

« Quand tu traverses ton église, même cent fois le jour, les yeux sur le tabernacle, fais une génuflexion profonde et, si tu le peux, prolongée, par amour pour ton Amour qui est là, mais aussi pour ceux qui te regardent et qui ont besoin de te voir aimer l’invisible. (…) On ne passe pas devant Dieu à toute vitesse, au risque de Le faire croire absent. »

Il me semble qu’effectivement, nos gestes ont une portée bien plus grande que ce que nous pensons. Ils nous raffermissent dans notre foi et ils sont un vrai témoignage.
Qu’en cette fête du Saint-Sacrement les prêtres comprennent encore plus profondément combien le témoignage de leur amour pour Jésus-Hostie est important.
Prions pour que les prêtres soient des témoins brûlants de l’amour de Jésus-Hostie.

Connaissez-vous l’histoire du miracle eucharistique de Faverney ? En voici l’histoire :
http://prieure2bethleem.org/miracle-faverney-001/

In Sinu Jesu

Pour cette semaine, je vous propose deux choses :
– Découvrir un très beau livre, d’une moine bénédictin anonyme : « In Sinu Jesu. Lorsque le Coeur parle au coeur. Journal d’un prêtre en prière« , Ed. du Parvis, 2019. Ce livre très récent, qui a reçu l’imprimatur de l’évêque où est situé le monastère fondé par le moine auteur, contient un certain nombre de méditations inspirées par Jésus pour rappeler que les prêtres ont une mission d’adoration du Saint-Sacrement. C’est une belle illustration de Mc 3, 14 : « Jésus en appela douze pour être avec lui et les envoyer prêcher ». Etre avec Jésus, reposer sur son Sacré Coeur comme saint Jean lors de la Cène, voilà une des mission des prêtres. Prions pour que beaucoup la redécouvrent… et pour que nous soyons tous des adorateurs de Jésus-Eucharistie !
– Relire deux magnifiques passages du concile Vatican II qui affirment avec force que l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne. En particulier, l’Eucharistie est le lieu d’exercice du sacerdoce commun des baptisés, et bien sûr la raison d’être des prêtres.
— Sacrosanctum Concilium n°10: « La liturgie, sommet et source de la vie de l’Église.

La liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l’Église, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur.
En retour, la liturgie elle-même pousse les fidèles rassasiés des « mystères de la Pâque » à n’avoir plus « qu’un seul cœur dans la piété [26] » ; elle prie pour « qu’ils gardent dans leur vie ce qu’ils ont saisi par la foi [27] » ; et le renouvellement dans l’Eucharistie de l’alliance du Seigneur avec les hommes attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ. C’est donc de la liturgie, et principalement de l’Eucharistie, comme d’une source, que la grâce découle en nous et qu’on obtient avec le maximum d’efficacité cette sanctification des hommes, et cette glorification de Dieu dans le Christ, que recherchent, comme leur fin, toutes les autres œuvres de l’Église. »
— Lumen Gentium n°11. « L’exercice du sacerdoce commun dans les sacrements

Le caractère sacré et organique de la communauté sacerdotale entre en action par les sacrements et les vertus. Les fidèles incorporés à l’Église par le baptême ont reçu un caractère qui les délègue pour le culte religieux chrétien ; […] Participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de toute la vie chrétienne, ils offrent à Dieu la victime divine et s’offrent eux-mêmes avec elle [20] ; ainsi, tant par l’oblation que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l’action liturgique. Il s’ensuit sous une forme concrète qu’ils manifestent, ayant été renouvelés par le Corps du Christ au cours de la sainte liturgie eucharistique, l’unité du Peuple de Dieu que ce grand sacrement signifie en perfection et réalise admirablement. »

Joie !

JOIE, JOIE, JOIE !
Nous pouvons enfin communier!
Enfin recevoir en nous Jésus !
Ne faire plus qu’un avec lui !
Recevoir son amour pour tout vivre par lui, avec lui et en lui! Cet amour qui est notre force et notre joie; qui est notre Vie.
Comment ne pas exulter comme la Vierge Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ! »
Et pensons-nous à la joie de Jésus ? Car comme le dit ste Thérèse de Lisieux :
 » Ce n’est pas pour rester dans le ciboire d’or que Dieu descend chaque jour du Ciel, c’est afin de trouver un autre Ciel qui lui est infiniment plus cher que le premier, le Ciel de notre âme, faite à son image, le temple vivant de l’adorable Trinité !…  »

Jésus, envoie-nous ton Esprit pour que nous découvrions tous les jours un peu plus  les abîmes insondables de ta Miséricorde.
Fais grandir en l’âme des prêtres la joie de nous donner Jésus-Hostie, le désir de nous faire comprendre combien Jésus veut se donner réellement à nous avec son Corps et son Sang.

Ascension

Ce jeudi, nous fêtons l’Ascension de Jésus avec son corps et son âme au Ciel. Ainsi, en Dieu, une humanité est présente. Jésus nous « prépare une place » au sein de la Trinité, qui sera notre Paradis…
Mais Jésus ne part pas de la terre ! Il ne nous a pas abandonnés ! « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Comment est-il présent? Par l’Eucharistie.
Nous priver de l’Eucharistie, c’est nous priver de Jésus. C’est bien pour cela que l’interdiction des messes dans les églises avec fidèles est non seulement une « atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de culte, comme vient de le déclarer en France le Conseil d’Etat (https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/rassemblements-dans-les-lieux-de-culte-le-conseil-d-etat-ordonne-au-premier-ministre-de-prendre-des-mesures-moins-contraignantes), elle est surtout une grande souffrance spirituelle
Rien ne pourra remplacer la participation physique à la messe et la communion. Dans sa lettre du 8 mai, le Préfet de la congrégation pour le Culte divin, le cardinal Sarah, le rappelle avec force (https://www.hommenouveau.fr/3199/religion/exclu—covid-19-et-culte-chretien–br-une-lettre-du-cardinal-sarah.htm). C’est un texte à lire absolument dans le contexte actuel.
En particulier, je ne pense pas que regarder la messe à la télévision soit une bonne façon de « remplacer » la messe. La première cellule d’Eglise, c’est la famille, l’Eglise domestique. Une liturgie familiale où chacun est impliqué à sa manière, où les parents transmettent la foi à leurs enfants, ou encore un temps de prière comme le chapelet, ou encore mieux, un temps d’adoration prolongé devant le Tabernacle dans une église : voilà quelques pistes qui me paraissent bien plus fécondes.
Plusieurs personnes à la foi fervente m’ont partagé le sentiment d’être un peu abandonnées par les prêtres en cette période, ou au moins elles se sentaient désarçonnées par la faible insistance dans les homélies actuelles par exemple sur l’importance de l’Eucharistie. Quand on a cherché avant la crise à communier tous les jours ou presque, ça fait mal ! Je les comprends.
Je pense que dans cette crise, tout le monde est un peu perdu! Les fidèles qui ne savent plus très bien comment vivre leur foi, et les prêtres qui ne savent plus très bien comment vivre leur ministère. Insister sur l’Eucharistie alors que comme prêtres nous sommes les seuls à communier tous les jours, ce n’est pas facile… Et il y a de nombreuses peurs quant à l’exercice du ministère (distribution de la communion ou messes en petit comité)  : peur de contaminer les autres, peur de se contaminer soi-même surtout si on est âgé, peur de la délation, peur des refus, peur des jalousies… Il y a aussi la fatigue de devoir tout remettre en question à chaque changement de directive…
Bref, chacun fait comme il peut. Mais ce qui est sûr, c’est que dans la Bible, chaque crise, quel qu’en soit le motif, doit être vécue comme un appel à la conversion. Une crise est ainsi un lieu de discernement : vais-je mettre Dieu de côté, parce que mes peurs sont finalement les plus importantes pour moi, ou vais-je choisir Dieu, quel qu’en soit le prix?
Comme membres de la Mission Marie Mère des Prêtres, je pense que nous sommes tous convaincus de l’importance de l’Eucharistie. Alors prions, prenons du temps pour adorer Jésus-Eucharistie dans les Eglises, pour les prêtres et les fidèles qui sont un peu « perdus » et dont la pratique peut être ébranlée. Au-delà de tous les débats, notre mission est spirituelle. Dans pratiquement le monde entier, l’accès à l’Eucharistie est difficile ou impossible. Il y a forcément quelque chose là qui ne doit pas laisser indifférent et qui doit provoquer une réponse spirituelle d’adoration eucharistique, et même de communion autant que possible.

Faim et Soif?

Permettez-moi de vous partager ce qui fait ma plus grande tristesse ces jours-ci.
Figurez-vous que ce n’est même pas le maintien de l’interdiction des cultes publics après le 11 mai en France. Evidemment, c’est incompréhensible : le gouvernement va ouvrir les commerces jusqu’à 40 000 m2, c’est-à-dire plus de 8 fois la superficie de Notre-Dame de Paris, et en même temps il méprise les propositions concrètes et mesurées des évêques pour les célébrations des messes à effectifs réduits dans les meilleures conditions sanitaires (https://fr.aleteia.org/2020/04/21/messes-mariages-pelerinages-les-propositions-des-eveques-au-gouvernement-covid-19-deconfinement/). Le catholicisme étant la seule religion sacramentelle, nous sommes – et de loin – les plus impactés par cette décision. Les catholiques ont besoin de se réunir pour la messe et pour communier. Une confession ne peut pas non plus se faire à distance. Un Juif, lui, célèbre le sabbat à la maison : c’est une liturgie familiale. Le musulman fait un repas festif les soirs de ramadan, chez lui, pas à la mosquée. Un protestant prie à partir de la bible et du prêche du pasteur, la « cène » n’est qu’un symbole, d’ailleurs absent chez certains.
On hésitera pour interpréter cette interdiction des cultes, inédite depuis la révolution française, entre incapacité à prendre en compte la dimension religieuse de l’homme, et hostilité délibérée. Sans doute un peu des deux…
On pourra aussi écouter la réaction de Mgr Rougé, évêque de Nanterre : https://youtu.be/0daMdvaykeI
Non, ce qui me fait le plus mal comme prêtre, ma plus grande amertume, c’est de me rendre compte qu’en fait, beaucoup de catholiques pratiquants ne sont finalement pas tellement gênés par cette décision gouvernementale. Non pas au niveau de la vision politique : on peut en débattre, la question n’est pas là. Mais au niveau spirituel : ils n’ont pas faim et soif de communier. La peur, qui ne les empêche pourtant pas de faire leurs courses, a étouffé leur foi sacramentelle. Evidemment, une personne âgée et malade de 80 ans qui se fait livrer ses courses ne va pas retourner à la messe. Mais elle pourrait quand même recevoir la communion à domicile. Je parle ici de personnes « dans la force de l’âge », qui sortent tous les jours… Jésus est devenu la « 5e roue du carrosse » dont on peut finalement bien se passer. Une messe à la télévision, finalement, ce serait aussi bien…
Si j’ai donné ma vie comme prêtre, en particulier dans le célibat (et je vous renvoie au livre de Benoît XVI « Des profondeurs de nos coeurs »), c’est pour le Corps du Christ : pour Jésus, pour l’Eucharistie, pour l’Eglise rassemblée réellement, et non virtuellement.
Un nombre incalculable de martyrs, tout au long de l’histoire du christianisme et sur tous les continents, a versé son sang pour pouvoir communier. Grâce à Dieu, nous n’en sommes pas encore là en France aujourd’hui. Mais justement!!!! Quelle est la force de notre désir eucharistique? J’ai peur que, quand on pourra de nouveau célébrer la messe en public, nous n’ayons perdu plus de la moitié des fidèles…
Pour terminer, je cède la parole à Benoît XVI dans une homélie prononcée en 2005 où il parle des martyrs d’Abitène. Vous trouverez le texte ici : https://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2005/documents/hf_ben-xvi_hom_20050529_bari.pdf. Alors que les messes étaient interdites sous peine de mort, ils se sont quand même réunis. Pourquoi? Leur réponse : « Sine dominico non possumus » : sans l’Eucharistie du dimanche, nous ne pouvons pas vivre.

Saint Joseph et le 1er mai

Nous entrons ce vendredi dans le mois de Marie avec la mémoire de Saint Joseph travailleur. Une occasion pour nous de (re)découvrir cette belle figure de sainteté, sans doute une des plus grandes, car choisie pour être le père légal de Jésus.
Saint Joseph est un homme juste, fidèle à la loi de Dieu et disponible pour accomplir sa volonté. En cela, il peut vraiment être un modéle pour les prêtres. En particulier, « nous vénérons le père légal de Jésus, parce qu’en lui se profile l’homme nouveau, qui regarde avec confiance et courage vers l’avenir, ne suit pas son propre projet, mais se confie totalement à l’infinie miséricorde de Celui qui accomplit les prophéties et ouvre le temps du salut » (Benoît XVI). Saint Joseph peut vraiment aider les prêtres à découvrir la volonté de Dieu, même déconcertante, et à l’accomplir. Comme dit saint Paul : « Ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 14).
Demandons cette grâce pour les prêtres, et aussi pour nous!

Emmaüs

Dimanche, nous allons entendre le très bel évangile des disciples d’Emmaüs.
Ah, qu’il serait bon d’être l’un d’eux; de cheminer aux côtés de Jésus et qu’à ses paroles notre coeur s’enflamme d’amour pour lui.
Prions pour que l’Esprit-Saint souffle dans le coeur des prêtres lorsqu’ils nous expliquent les Ecritures !