150e anniversaire des apparitions de Pontmain

Ce dimanche 17 janvier, nous avons célébré le 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Pontmain, petit village de Mayenne dans l’Ouest de la France. La guerre franco-allemande de 1870-1871 bat son plein ; les prussiens sont à quelques kilomètres et c’est la débâcle dans les armées françaises. C’est à ce moment dramatique que Marie apparaît à quatre enfants, dans un froid glacial. Pas de parole au cours de l’apparition, mais une phrase qui s’écrit aux pieds de la Sainte Vierge, en capitales :

« MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.

MON FILS SE LAISSE TOUCHER« 

De fait, la ville de Laval, toute proche, et assiégée par les Allemands, n’est pas prise ce soir-là ; quelques jours plus tard, les Prussiens stoppent leur progression et la guerre s’arrête.

 Pendant les trois heures de l’apparition, le curé, l’abbé Michel Guérin, accouru sur place avec les paroissiens, mène la prière et les chants, pendant lesquels Marie s’anime. (Pour le détail, voir : https://sanctuaire-pontmain.com/). Ce qui est très beau, c’est qu’on attribue vite la venue de la Sainte Vierge au zèle du curé, dont le procès de béatification est d’ailleurs actuellement en cours!

En effet, il a lui-même demandé à son évêque d’être nommé à Pontmain, alors complètement à l’abandon : il n’y a plus de prêtre depuis des années, il pleut dans l’église, les gens sont pauvres, et le village est pratiquement inaccessible en raison de l’état désastreux de la route. Avec beaucoup d’énergie, l’abbé Guérin répare l’église, relance la vie spirituelle des habitants, lutte pour l’amélioration des conditions de vie, et il intronise une statuette de la Sainte Vierge dans tous les foyers. On va d’ailleurs le surnommer ironiquement « le curé aux bonnes Vierges ». C’est à partir de ce moment-là que dans chaque famille, on prie le chapelet tous les jours. Il fait ériger et bénit de nombreuses croix au bord des chemins et place la statue de Marie dans le clocher. A partir du 8 décembre 1854 (définition du dogme de l’Immaculée Conception), quatre bougies sont allumées sur l’autel de la Vierge à tous les offices de la paroisse. En 1860, il fait peindre la voûte de l’église en bleu ciel avec un semis d’étoiles d’or. Autant d’éléments que Marie reprendra au cours de son apparition!!!  

Alors je vous propose de confier à ce saint curé tous les prêtres avec cette prière pour sa béatification : 

« Seigneur mon Dieu, Tu as choisi le prêtre Michel Guérin, pasteur au coeur brûlant, pour rassembler le petit peuple de Pontmain et en faire une communauté fervente de foi, d’espérance et d’amour. Lié à ses paroissiens à la vie et à la mort, c’est dans un attachement filial et inconditionnel à la Vierge Marie qu’il puisa l’ardeur de sa mission pastorale. Afin que grandisse dans notre Eglise la ferveur de la prière, la confiance en Dieu qui exauce en peu de temps et la dévotion envers la Vierge Marie, Mère de l’espérance, apparue à Pontmain, puisse la sainteté de l’abbé Michel Guérin être bientôt reconnue. Et, par l’intercession de ton rayonnant serviteur, accorde-nous, Père très bon, la grâce que nous te demandons maintenant avec confiance. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. »
(Notre Père, Je vous salue, Gloire au Père)
Avec la permission de Mgr Thierry Scherrer, Evêque de Laval (1 juin 2013)

Marie, Refuge des pécheurs

Le début d’année est placé sous la protection de notre Mère, la Sainte Vierge Marie. Le 1er janvier, nous la fêtions solennellement comme Mère de Dieu ; ce samedi 16 janvier, nous l’honorerons comme Refuge des pécheurs. Cette mémoire, peu connue, car au départ uniquement parisienne, est liée au sanctuaire Notre-Dame des Victoires.

En 1836, l’abbé Charles-Eléonore Dufriche Desgenettes se désespère car sa paroisse reste déserte malgré tous ses efforts pastoraux. Se croyant un prêtre indigne, il est sur le point de vouloir quitter Notre-Dame des Victoires, lorsqu’il entend le 3 décembre, au cours de la messe, une voix intérieure lui dire : « Consacre ta paroisse au Très Saint et Immaculé Coeur de Marie. » C’est ce qu’il fait, et son église est désormais remplie ! Jusqu’à aujourd’hui pour les fêtes mariales ou thérésiennes ! Ainsi est née l’archiconfrérie du Coeur Immaculé de Marie, Refuge des pécheurs. (Pour en savoir plus, vous pouvez nous demander le dernier numéro de notre revue où un article y est consacré, ou regarder la vidéo suivante : https://youtu.be/oGxoLVsRIqo).  

Que cette fête soit donc l’occasion pour nous de confier les prêtres au Coeur Immaculé de Marie, et peut-être tout spécialement ceux se désespèrent ou qui ont commis des péchés graves.  

« Dieu qui as voulu que le Cœur-Immaculé de Marie soit le refuge des pécheurs, fais, dans ta bonté, que tous les hommes, en se donnant à lui, 
viennent ainsi à ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu, Lui qui vit et règne avec Toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles. Amen. »

Sainte année !

Venite adoremus Dominum !

Venez, adorons le Seigneur !

Avec les bergers et les mages, adorons Jésus en ce début d’année 2021. Que notre émerveillement devant le mystère de l’Incarnation, devant Dieu qui se fait petit enfant, nous porte à nous émerveiller encore plus devant le mystère de l’Eucharistie et à prier pour les prêtres.Que cette nouvelle année soit remplie de prière et de charité envers les prêtres en particulier !

Sainte Famille

Dimanche, nous avons fêté la Sainte Famille.Que Jésus, Marie et Joseph nous aide à être une vraie famille; sainte et unie en tout temps, en toute circonstance ! Que le mystère de l’Eucharistie qui nous fait de plus en plus Corps du Christ soit la source et le sommet de notre vie.Que le mystère de l’Incarnation nous fasse découvrir toujours plus profondément la beauté des sacrements.Prions pour que les prêtres ne se lassent pas de nous les donner mais qu’ils se rendent de mieux en mieux compte de la beauté et de la grandeur de leur vocation et en rendent grâce à chaque instant.

Noël !

Alors que l’épidémie de covid-19 domine toujours l’actualité avec son cortège d’inquiétudes et de peurs, il est bon de nous rappeler que Jésus à Noël vient comme prince de Paix.  

Le Christ n’est pas venu dans un monde idéal ! Il est né dans un pays occupé administrativement et militairement par une puissance étrangère, dans une famille rejetée par sa propre ville d’origine. Pourtant, nous connaissons le chant des anges : « Gloire à Dieu et paix aux hommes de bonne volonté. »  

Demandons à l’Enfant-Jésus qu’il mette sa paix dans nos cœurs, cherchons aussi nous-mêmes à être dans la paix intérieure au milieu des agitations du monde. Paradoxalement, la paix est un combat. Mais l’enjeu est grand : c’est dans la paix intérieure que l’on trouve Dieu.  

Soyons aussi artisans de paix dans nos paroisses auprès de nos prêtres, car nous savons que la situation actuelle leur pèse, notamment pour discerner quant aux bonnes décisions pastorales.  

« Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées – et celles des prêtres ! – dans le Christ Jésus. » (Ph 4, 7)  

Saint et Joyeux Noël !

Un nouvel être

Ces temps-ci, l’Eglise a la joie de fêter l’ordination de quelques prêtres. A l’approche de Noël, peut-être est-ce l’occasion de prier tout particulièrement pour que les prêtres se laissent mettre au monde par la Vierge Marie, comme le dit le père Daniel-Ange ci-dessous !
« 23 juillet, 15 heures
Onze baptisés reçoivent le sacerdoce de Jésus. Par quel miracle de miséricorde ai-je pu être choisi comme l’un d’eux ? En une telle heure ! En un tel Lieu ! Secret du Cœur de Dieu, qu’il ne partage qu’avec les plus petits. N’était-ce pas un petit bonhomme de quatre ans, orphelin du Bengladesh qui, sans me connaître s’était soudain retourné vers moi, me montrant du doigt, et me regardant droit dans les eux : « Tu seras prêtre ! Tu seras prêtre ! » C’était sept ans plus tôt. Et devant cette même grotte de Lourdes ! Presque jour pour jour !
Comme il l’avait fait pour onze autres de ses amis, un autre jeudi soir, Jésus pose ses mains saintes et vénérables sur leur tête, il se recueille, il lève les yeux au-dedans de lui, là où habite son Père : « Consacre-les dans la vérité ! Que me joie soit leur en plénitude ! » Jn 17
Qui d’autre que le Créateur en personnes, pour en faire des créateurs ? Pour mettre sur leurs lèvres impures la parole créatrice, celle qui fait Dieu d’un peu de pain. Et d’un peu de sang fait l’Eglise.
Qui d’autre que le consolateur en personne, pour en faire des consolateurs : pour verser dans leurs yeux la tendresse qui essuiera des larmes sans nombre ?
Qui d’autre que le Sanctificateur en personne, pour en faire des sanctificateurs : pour imprégner leurs mains du baume qui consacre, soulage et guérit ?
Qui donc que le Réconciliateur en personne pou faire d’eux des réconciliateurs : pour étendre leurs bras sur cette croix, par qui les hommes peuvent joindre leurs mains ?
A l’appel immense du Veni Creator, le Fils penché su chacun d’eux se met à souffler : « Reçois mon Esprit. En pardonnant tu donneras mon Esprit. » C’est une création. Un être nouveau est là on ne sait trop comment. Un être nouveau que rien au monde ne pourra éliminer. Et qui, jour après jour, ne cessera de grandir jusque dans la gloire. Conçus du Saint -Esprit, ils le sont en leur sacerdoce, mais aussi nés de la Vierge Marie.
Qui d’autre que la propre Mère de l’Eglise, pour les mettre au monde de l’Eucharistie ? »

Offrir ses souffrances pour les prêtres

Que cette histoire nous porte à confier les vocations et nos prêtres à la Vierge Marie et à offrir nos souffrances pour eux ! 

« Cela se passe en 1940, à Grenoble, où ma grand-mère s’est réfugiée avec ses trois enfants alors que mon grand-père venait d’être fait prisonnier de guerre des allemands.Ma mère, qui a 8 ans au moment des faits, est tombée malade d’un rhumatisme articulaire aigu avec atteinte cardiaque. Le médecin était très inquiet devant l’aggravation continue de l’affection. Ma mère ne pouvait plus se lever et perdait de ses forces.Ma grand-mère lui apprit à offrir ses souffrances pour les prêtres. Une nuit, ma mère vit une grande lumière dans sa chambre, puis elle vit la Vierge Marie qui lui souriait. Elle s’est alors endormie paisiblement, ce qu’elle n’arrivait plus à faire depuis plusieurs semaines, oppressée par l’essoufflement.Le lendemain matin, elle sauta du lit et alla voir ma grand-mère qui s’affola et lui intima l’ordre de retourner au lit à cause de sa grave maladie. Elle lui répondit le plus simplement du monde qu’elle n’était plus malade car la Sainte Vierge était venue la visiter et qu’elle l’avait guérie. Ma grand-mère lui demanda néanmoins de rester au lit en attendant la visite quotidienne du médecin. Celui-ci confirma la guérison, et ma mère se leva !C’est elle qui m’a appris à offrir mes souffrances pour les prêtres quand moi-même enfant j’ai été sérieusement malade. Et le 12 septembre, notre fils aîné sera ordonné prêtre. Deo gratias ! »
Laurent J. / https://www.mariedenazareth.com/

  Prions pour que les prêtres préparent Noël dans la sérénité et la joie ! Bon jeudi.

Evolution

Il me semble que ce qui apparaît clairement ces temps-ci, c’est combien les prêtres ont besoin du soutien des laïcs. Leur mission a tellement évolué, en particulier en France, depuis cent ans qu’il y a de quoi être dérouté. Voici un extrait d’un article du père Amar : « Dans le sport, lorsque la compétition s’emballe et que l’adversaire devient vraiment coriace, l’entraîneur suggère «d’élever le niveau de jeu». C’est un peu ce qui est désormais imposé au clergé de France et ce qu’il va vivre. Il ne peut plus être le gestionnaire et l’administrateur d’un fonds de commerce spirituel car les temps qui s’annoncent seront durs. On n’aura pas besoin de perroquets mais plutôt de prophètes, prêts à servir Jésus mais aussi les pauvres et les petits, davantage qu’une institution temporelle (communauté ou diocèse).Quand le prêtre se recentre sur le cœur de ce qu’il est, il redécouvre la source du don infini qu’il a reçu le jour de son ordinationIl faut se réjouir de cette situation. Car quand le prêtre se recentre sur le cœur de ce qu’il est, il redécouvre la source du don infini qu’il a reçu le jour de son ordination. Ce jour-là, il a signé́ un véritable chèque en blanc au Seigneur.Allongé sur le sol, livré à son amour, il lui a dit avec générosité, comme tous ses anciens avant lui: «Oui Seigneur, je te suis.» Et Lui l’a pris au mot: le voilà embarqué dans la même grande aventure que Lui. » https://www.lefigaro.fr/vox/religion/abbe-pierre-amar-le-pretre-est-mort-vive-le-pretre-20201126

Soutenons nos prêtres, faisons-leur part avec le plus de délicatesse possible de ce qui nous semblent important pour vivre unis à Jésus et évangéliser les périphéries. Ils ont leurs idées mais souvent, le brainstorming est efficace. Faisons aussi découvrir aux autres ce que tel ou tel prêtre nous a apporté de beau. Et soutenons aussi, si cela vous paraît une bonne idée, la réalisation du film suivant : https://www.youtube.com/watch?v=L4WuC-xRJPU&feature=youtu.be Ne nous décourageons pas ! La mission du prêtre est tellement belle que nos prières et notre soutien sont très précieux.

Jésus Roi crucifié

Ce dimanche, nous avons fêté le Christ Roi de l’univers. Cette solennité nous rappele que toute l’histoire est entre les mains du Christ et qu’il triomphera à la fin des temps lors du jugement dernier.
Mais dans ce temps de l’Eglise que nous vivons, la gloire du Christ est bien souvent voilée… Comme sur la Croix : trône du « Roi des Juifs ».
Je vous partage quelques beaux extraits de l’angélus du pape François le 30 août 2020:

« Pour Pierre et les autres disciples, mais aussi pour nous, la Croix est une chose incommode, un « scandale », tandis que Jésus considère comme un scandale le fait de fuir la Croix. Cela nous arrive à tous. Dans les moments de dévotion, de ferveur, de bonne volonté, de proximité avec notre prochain, nous regardons Jésus et avançons ; mais dans les moments où nous rencontrons la Croix, nous fuyons. Le diable, Satan, comme Jésus le dit à Pierre, nous tente. C’est le propre de l’esprit mauvais, du diable, de nous détourner de la Croix de Jésus. L’engagement à « prendre notre Croix » devient ainsi une participation avec le Christ au Salut du monde. Chaque fois que nous regardons l’image du Christ crucifié, nous pensons que, en tant que véritable Serviteur du Seigneur, il a rempli sa mission en donnant la vie, en versant son sang pour la rémission des péchés ».

Alors ne rêvons pas, prêtres comme laïcs, d’être préservés de toute Croix! Mais sachons nous soutenir les uns les autres, et offrir nos croix pour la sanctification des prêtres.

Universalité

Nous voici privés de messe en France… sans doute au moins jusqu’au 1er décembre…Nous souffrons de cette situation. Cependant, j’aimerais cette semaine nous inviter à élargir notre regard. D’ailleurs beaucoup d’entre nous ne sont pas français !

Savez-vous par exemple qu’au Rwanda, lors de la première épidémie, le gouvernement avait fermé les églises pendant 4 mois, jusque mi-juillet, alors que les commerces avaient rouvert depuis longtemps… et qu’il n’y a eu que 5 morts ?

Je vous invitais la dernière fois à prier pour un ami prêtre chinois. Mais l’Eglise officielle aussi est persécutée en Chine : il est interdit d’entrer dans une église officielle si on a moins de 18 ans et il y a des caméras de reconnaissance faciale à l’entrée.

Un autre ami prêtre, missionnaire, ne peut entrer dans son pays de mission : sous prétexte de covid, les commerciaux peuvent venir, mais pas les prêtres…Et je ne parle pas des pays musulmans…

Bref, oui, nous avons du mal à comprendre que dans le « pays des droits de l’homme » comme on appelle parfois pompeusement la France, la liberté de culte soit éclipsée. Mais profitons-en pour offrir cette souffrance en faveur de beaucoup de chrétiens, prêtres et séminaristes dans le monde qui subissent bien pire. Que notre prière cette semaine n’oublie pas d’être internationale !